Les passantes

Dans le bruit et l’ennui, mon regard fatigué
Contemplait sans les voir, d’autres passants perdus
Se posant par hasard sur ton profil caché
Il y trouva l’envie de n’y être inconnu.

Le monde se fait brouillon, animé incongru,
J’admire en secret ta touchante beauté,
Esquissant grands traits, ce visage en haïku,
Quand presque sans raison, ton regard ma trouvé.

C’est alors tout un jeu, quand tu cherches mes yeux,
Et qu’en y revenant, je les trouvais surpris
Me cherchant au reflet, soutenant de leur mieux.

Mais ton arrêt passé, un sourire un peu triste
A refleuri dans ce wagon en fin de piste
Pour ces quelques instants, je te le dit Merci!