Secrets Oubliés

Il est de ces secrets, destinés à l’oreille,
Se penchant, murmurant, de fantasques merveilles,
Au creux de votre cou, caressant votre lèvre,
Les mots que je veux dire vous donneront la fièvre.

C’est un souffle discret, pour répondre à vos feux,
Glissant sur le courant, érodant peu à peu,
De chaleur en dessous, de bouffée au dessus,
Votre pierre à polir, pour en sortir le ru.

Mais je n’ai à offrir rien que vous ne sachiez,
La douleur de l’absence ne peut que m’égarer
Et je me dis pour moi qu’il est temps d’en finir…

De clore ce poème que vous lirez bientôt,
Souhaitant que vous trouviez réconfort en ces mots,
Espérant que mes jeux vous donnent du plaisir.

Alchimie

J’aimerais trouver les pas pour toucher ton cœur,
Partager ta souffrance, tes craintes, ta douleur,
J’aimerais apaiser ce doute qui m’habite
Quand je reste brisé, quand mes vers se font tristes.

Je garderai la foi, éternelle gageure,
Parce que mon espoir est ma seule lueur.
Il suffirait de peu, ces mots que tu évites…
Je ne sais plus quoi croire que la passion du Christ.

Donne moi le Silence, qu’enfin je m’avance,
Donne moi ce Secret qui est en toute Science,
Et qu’en l’athanor, je brûle mes souvenirs.

Car l’Oeuvre est un symbole, la lumière viendra,
Offrir la Liberté et révéler mes pas
Pour me relever, enfin vivre et devenir!

Vers Bien Armés

Après tant de combats, après tant de batailles,
Je peux fermer les yeux, me reposer enfin.
Tu voulais que mes vers s’écrivent de ta main
Au gré de nos duels, en gueule à ton émail.

Tu les voulais guerriers, haubert, côte de maille,
Tranchants vers la victoire, parés d’alexandrins,
Tu les voulais soldats, quand je ne voulais rien
Que t’offrir chaque mot, mes plaies et mes entailles.

Je me fous de ces coups qui brisèrent l’armure,
Je me fous de t’aimer malgré chaque blessure,
Car je me suis battu jusqu’au bout de mes forces.

Je te laisse le champ. Bravo… tu as vaincu.
Je te rends tes couleurs, pardonne-moi l’entorse,
De n’avoir su mourir et de m’être perdu.