Dans les rues de Parme

Ce soir, je suis heureux, sans savoir d’où me vient
Ce sentiment nouveau, ce sourire imbécile,
Dans ces rues étrangères, que j’arpente indocile,
Je courbe chaque pas et danse mes quatrains.

Je chante et je m’oublie, dans le soir italien,
Je souris car je sais, qu’un battement de cil,
Qu’un sourire innocent, une blague futile,
Je ne sais qu’une chose, demain finira bien !

Je n’écris qu’en puissance quand ma plume se lève,
L’émotion se révèle et nourrira mes rêves,
Cette nuit, mon amie, je dormirai heureux.

Miroir des illusions, chaque vers n’est rien d’autre
Qu’une désillusion, chaque rêve est le nôtre,
Car je chante et je danse, quand je ferme les yeux.

Promenade Nocturne

Dieu que la Lune est belle, ce soir, elle sourit,
Entourée des étoiles, dans le noir, elle guide
Le rêveur égaré entre soupirs et vide
Sur un miroir brisé, elle offre l’infini.

Dieu que la Nuit est calme, ce soir, elle s’ennuie,
Espérant sans le dire que cet homme timide
Libère son courage, qu’en vain d’un geste avide,
Saisisse l’occasion et ces lèvres bleuies.

Dieu que la Mort est tendre, ce soir, quand je l’embrasse,
Étouffant en mon cœur, ce cri qui me dépasse,
Elle semble dormir emportée par les flots.

Dieu que la Mer est froide, ce soir, et je m’oublie,
Souvenir qui s’efface, je suis déjà parti.
Quand l’encre se dilue et disperse les mots.

For one night…

I forget tonight, I forget everything
The cry in my chest, the key I swallow,
For this night, I’m not thinking
I’m just filling my heart with everything I can borrow.

It’s a night for dreaming,
It’s a night to allow
My word to be craving
My heart to be hollowed

I’m not Doctor Jekyll,
I was born fucking Hyde
With my instincts thrilling
And this need I cannot hide.

I want to hit you hard
I want the blood to flow
I want to hug you bastard
My mind cannot follow

It’s a night for dreaming,
It’s a night to allow
My word to be craving
My heart to be hollowed

I drink and I fall
For tonight I set me free
From the fight, I pick them all,
Because I just hate me.

I’m sitting alone
On this day I worship
The light is long gone
Tonight I sank the ship

It’s a night for dreaming,
It’s a night to allow
My word to be craving
My heart to be hollowed

So just for few seconds
I give up on my hopes
My glass hit the ground
And I let down my ropes.

Coup de théâtre

Adieu, puisque les nuits se suivent et se ressemblent,
Quand je cherche tes bras pour ne pas les trouver.
Adieu toi qui a su, d’un geste, m’entraver,
Qui a fait de mes nuits, un instant dont je tremble.

Connaitras-tu un jour la douleur qui me semble,
De souffrir de t’aimer, de toujours en rêver?
Connaitras-tu un jour, le bonheur de donner,
De pouvoir être moi quand nous sommes ensemble ?

Comprendras-tu enfin que je ne veux choisir
L’ignorance facile, le plus simple plaisir,
De ces niais bienheureux que je moquais, satyre.

Comprendras-tu enfin que je n’aime que toi
Que le monde est bien terne quand je ne t’y vois pas
Comprendras-tu mon cœur, que je ne veux partir.

The chill

I don’t know what is driving me to you
Only that it hurts and breaks me.
Like this white powder, I cannot come through,
Without the rush and the fire inside me.

I beg you to just set me free
But I shackle myself to never be.
I choke on your lips, the lines I drew,
And the drink I’ve poured for me and for you.

I didn’t understand these words I once had read
But today, it’s my fall, I learn from my deed
From the carving urge, the cry in my need…

I beg you to just talk to me
And I am shaking to think it will never be.
You’re not my friend nor my enemy.

You’re just the fucking drug that I want in my body…